Covoiturage au Québec – 7 bonnes raisons d’embarquer

Le Réseau de Covoiturage

Mercredi 12 septembre 2012. Mauvaise surprise pour les automobilistes québécois. En quelques heures à peine, le prix de l’essence fait un bond de 13 cents pour s’établir à 1,53 $, le prix le plus élevé depuis 2008.

Une hausse qui fait mal, mais qui conduit surtout bon nombre d’automobilistes à remettre en question leurs habitudes de déplacement. Parmi les alternatives possibles : le covoiturage.  Selon Le Réseau de Covoiturage, en plus de permettre de réaliser d’importantes économies sur l’essence,  il permet également une réduction de l’ordre de 1,5 tonne des émissions de gaz à effet de serre émis annuellement par une automobile. Des arguments de poids qui militent en faveur de ce mode de transport de plus en plus intégré à l’intérieur des plans de mobilité tant des sociétés de transport que des entreprises.

Et ce n’est pas tout! Outre les économies sur l’essence et la réduction des GES, il y a cinq autres bonnes raisons de succomber au covoiturage.  Les connaissez-vous?

Tout d’abord, un peu d’histoire

Il y a déjà plusieurs décennies que l’on parle du covoiturage comme une alternative sensée à l’auto solo comme le note Francis Girard-Boudreault du Réseau de Covoiturage. La promotion du car sharing, ou carpooling, a commencé il y a plus de 60 ans aux États-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale alors que le carburant manquait.

Quant au Vanpooling, il existe depuis près de 40 ans en Amérique du Nord et s’adresse à des groupes de 4 à 15 personnes partageant un même lieu travail. Le Vanpooling connaît d’ailleurs une recrudescence aux États-Unis à cause de l’augmentation du prix du carburant, de la réapparition des péages urbains et d’une sensibilisation accrue à la sauvegarde de l’environnement.

En 2009, 79 % des Européens de la génération Y considéraient que la possession d’une voiture était devenue une contrainte.

Cependant, si la pratique du covoiturage a été longtemps rattachée uniquement aux périodes d’instabilité ou de crise économique, ce n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, les choses sont en train de changer tout doucement et pour le mieux. Un changement que l’on doit en particulier aux jeunes de la génération Y (18 – 30 ans) qui laissent de plus en plus tomber la voiture individuelle au profit notamment du covoiturage.  Un mouvement d’ailleurs grandement facilité par l’internet, qui favorise les contacts entre conducteurs et passagers.  Toujours chez la génération Y, un rapport publié au par le Centre d’Analyse Stratégique en France note qu’en 2009, 79 % des Européens et 62 % des Français considéraient que la possession d’une voiture était devenue une contrainte.

Covoiturer pour plein de bonnes raisons

Les raisons pour covoiturer sont nombreuses. Outre la réduction des gaz à effet de serre, les statistiques du Réseau de Covoiturage  indiquent qu’une personne qui pratique le covoiturage sur une base quotidienne économise au minimum 2 500,00 $ annuellement.

Le covoiturage permet également de réduire la congestion routière. Sur des autoroutes devenues de vastes stationnements à l’heure de pointe, covoiturer devient un choix social et responsable.

Et au-delà des coûts pour l’essence, les coûts pour entretenir et assurer un véhicule s’avèrent également importants. C’est la quatrième raison pour laquelle le covoiturage mérite qu’on s’y attarde. Si vous avez un véhicule, revoyez vos factures d’entretien pour vous en convaincre. Pour prendre connaissance du coût d’utilisation d’un véhicule, l’Association Canadienne des automobiliste CAA publie chaque année une étude pour comprendre les dépenses liées au véhicule.

Cinquième raison pour covoiturer : les accidents de la route. C’est mathématique. Moins de véhicules, moins d’accidents.

Sixième avantage : les autosolistes sont seuls, alors que covoiturer régulièrement, c’est partager des dialogues, des expériences, des histoires, sans compter une grande diminution du stress, un avantage fort appréciable dans un monde où tout va de plus en plus vite.

Terminons avec un septième avantage, mais non le moindre, les espaces de stationnement. Ils sont de moins en moins nombreux et de plus en plus en demande. Covoiturer a donc un impact important sur leur disponibilité. Vous êtes quatre ? Qu’à cela ne tienne, vous n’avez besoin que d’un espace. La société immobilière Colliers International vient d’ailleurs de publier une étude sur les tarifs de stationnement qui continuent de grimper au Canada et Montréal se hisse au 2ème rang des villes canadiennes où le stationnement est le plus cher.

Trafic sur l’autoroute 15 à Laval – photo de Martin Alarie / Ville de Laval

À la recherche d’un conducteur ou de passagers pour partager la route?

Envie d’essayer le covoiturage ? Que ce soit pour vos déplacements quotidiens ou un trajet interurbain, Le Réseau de Covoiturage vous permet de le faire en toute simplicité.

Parallèlement, pour les Lavallois, la STL a également mis sur pied le projet de covoiturage en voiture électrique Clic.

Et quelle que soit la raison qui vous motive à embarquer, n’attendez plus. Aujourd’hui, avec  l’augmentation du prix à la pompe,  l’incidence directe de la pollution de l’air sur la santé et l’environnement et tous les avantages que le partage d’une voiture peut offrir, il y a fort à parier que le covoiturage est là pour rester!

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